Chutes inexplicables de portraits

(Camille Flammarion – Les Maisons Hantées)

 

CHUTES DE PORTRAITS

 

Mérignac (Gironde), le 10 novembre 1922

 

« Je prends la liberté de vous signaler le fait étrange qui, à la date du 5 octobre dernier, s’est inopinément produit à mon domicile. Mme Lafargue, médium guérisseur, rue de Lescure, à Bordeaux, est décédée le 4 octobre, à 11 heures du soir. Le lendemain matin, entre 9 et 10 heures, une personne de son entourage est venue nous prévenir de sa mort. J’étais absent. Ma femme reçut la messagère et l’introduisit quelques instants dans notre chambre, où elle lui montra, à distance, le portrait en pied de notre unique enfant, mort pour la France, en septembre 1918. Puis elle la reconduisit, après avoir fermé la porte de cet appartement.

 

Il faut vous dire qu’à droite et à gauche de ce portrait, se trouvent eux aussi encadrés et accrochés au mur, les divers titres universitaires de notre fils : d’un côté, son diplôme de docteur en médecine, de l’autre, son baccalauréat et son P.C.N. Chacun des cadres, est, au moyen d’un double fil de laiton, assujetti à un clou, en forme de crochet, fixé dans le mur.

 

Quelques minutes après le départ de la visiteuse, ma femme revint dans sa chambre, où personne n’avait pu pénétrer durant sa courte absence. En rentrant dans cette pièce, elle éprouva un ardent désir de reposer son regard sur l’image de notre fils bien aimé. A son extrême surprise, elle constata que la cadre dans lequel est inséré le diplôme de docteur, était complètement retourné contre la muraille. J’ajouterai, qu’expérience faite, cette rotation du tableau ne peut avoir lieu qu’à condition (la seule) de soulever quelque peu, au-dessus du clou, l’attache métallique servant à le suspendre. A défaut de cette précaution préalable, le cadre n’opère qu’une demi-rotation et se place ainsi perpendiculairement au mur. Toute pression entraînerait l’arrachement du clou.


Tel est le fait bizarre, Monsieur et honoré Maître, que je crois bon de vous faire connaître. Vous en tirerez, sans doute, la conclusion qu’il convient utile au but humanitaire que vous poursuiviez de découvrir les facultés multiples de l’âme humaine. Veuillez agréer, » etc.

 

                                       F. Montlinet

Retraité de l’Enseignement primaire, officier de l’Instruction publique.

 

P.S. – « Feu Mme Lafargue, connaissant la grande affliction de ma femme la plaignait sincèrement de son incrédulité en ce qui a trait à la survivance humaine. Aurait-elle, dix ou onze heures après sa mort, voulu lui en donner la preuve tangible par une telle manifestation ? Je ne serais pas éloigné de le croire. Je connais nombre de faits au moins aussi troublants (et d’une égale authenticité) que celui dont je viens de vous entretenir ».

 

Commentaires de Camille Flammarion :

 

Que des actes matériels, tels que chutes de tableaux, portraits brisés, arrêts ou marches d’horloges, se produisent en correspondances avec certains décès, les observations en sont trop nombreuses pour ne pas être admises, et nous sommes autoriser à éliminer l’hypothèse des coïncidences fortuites.

 

 



18/09/2006
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