Rubrique OVNI : rapport McDonald suite E

qui ont été approchés par des OVNIS en mouvements. J'estime que l'on pourrait assembler une liste de quatre ou cinq douzaines de tels exemples de diverses régions du monde. L'interférence avec des radios et les récepteurs de TV ont été rapportées de nombreuses fois en liaison avec des observations d'OVNIS. Il y a des exemples où des OVNIS ont été rapportés comme ayant atterri, et après leur départ, des trous dans la terre, ou des dépressions dans le gazon ou des perturbations de la végétation ont été décrits. Dans de nombreux tels exemples, la fiabilité évidente des témoins est haute, la probabilité du canular ou de l'artifice est faible. Un nombre limité d'exemples de résidus laissés sont connus, mais ceux-ci ne sont pas soutenus par des analyses de laboratoire significatives, malheureusement.

Un effet physique qui ne se produisent typiquement pas dans des conditions où la description des événements pourrait sembler être celle des bangs supersoniques. Bien qu'il y ait dans les dossiers quelques cas où des OVNIS rapides aient été accompagnés de bruits explosifs qui pourraient être associés aux bangs supersoniques, il y a bien plus d'exemples dans lesquels la vitesse rapportée correspondait à des vitesses supersoniques, pourtant aucun bang n'a été rapportée. Une petite fraction de ces derniers peut être rationalisée en notant que les témoins étaient situés en arrière dans le "cône de Mach" de l'OVNI de passage; mais ceci ne suffira pas pour éliminer la difficulté. On estime que si les OVNIS sont des objets solides, capables de laisser des dépressions dans le sol ou dans les traverses de chemin de fer quand ils atterrissent, et s'ils peuvent se précipiter hors de la vue en quelques secondes (comme a été à plusieurs reprises affirmé par des témoins crédibles), ils devraient produire des bangs supersoniques. Ceci reste inexplicable; on peut seulement spéculer inutilement qu'il y a peut-être des manières d'éliminer les bangs supersoniques que nous n'avons pas encore découverts; peut-être la réponse implique des considérations entièrement différente.

Si nous incluons parmi "les effets physiques" ceux qui ont trait à la physiologie, alors il semble y avoir beaucoup de cas étranges. A plusieurs reprises, des étourdissements et engourdissements ont été décrits par les témoins qui étaient près d'OVNIS; dans de nombreux cas la paralysie pure d'un témoin d'OVNI s'est produite. Ces effets pourraient, naturellement, être purement psychologiques, engendrés par la crainte; mais parfois les témoins semblent avoir noté ces effets comme première indication que quelque chose peu commun allait se produire. Un certain nombre d'exemples de peau rougie, de peau échauffée, et quelques exemples de brûlures de nature très peu communes sont dans les dossiers. Ces effets physiologiques sont suffisamment divers pour qu'il faille faire attention en essayant de les généraliser. Curieusement, un étourdissement et une paralysie particulières semblent être rapportés plus largement que tous les autres effets physiologiques. Une personne qui est presque ignorante des ramifications des preuves des OVNIS peut trouver absurde l'idée d'affirmer que les gens ont été paralysés dans la proximité d'OVNIS; le sceptique pourrait trouver inconcevable que de tels cas passeraient inaperçus des publications de la presse et de la littérature médicale. C'est le contraire, je suis au regret de devoir dire, sur la base de mes propres investigations. J'ai rencontré des cas où des dommages corporels graves ont été subis, et où les risques évident de dommages étaient impliqués, pourtant le témoin et sa famille ont trouvé les moqueries tellement plus nombreuses que la sympathie qu'il leur était plus sage d'oublier tranquillement la chose entière. Dans une première étape de mes investigations j'aurais considéré cela comme tout à fait incroyable; Les investigateurs des OVNIS avec une plus longue expérience que la mienne souriront à ce rapport, mais ils souriront probablement avec une certaine compréhension. Je pourrais citer des exemples spécifiques pour faire bien de la lumière là dessus, mais je les omets pour des raison de place limitée, en faisant cependant quelques remarques à ce sujet dans la section suivante.

Y A-T-IL DES PREUVES DE RISQUE OU D'HOSTILITE DANS LE PHENOMENE OVNI?

Les déclarations officielles ont souligné, pendant les deux dernières décennies, qu'il n'y a aucune preuve d'hostilité dans les phénomènes OVNI. Dans une large mesure, cette même conclusion semble également présente dans le vaste ensemble de preuves recueillies par les enquêteurs indépendants. La question relative aux risques est peut-être moins claire. Il y a dans les dossiers un certain nombre de cas (je dirais quelque chose comme quelques douzaines de cas) où des personnes dont la fiabilité ne semble pas devoir être douteuse ont rapporté de légers, ou dans très peu d'exemples, substantiels, dommages comme résultat d'une certaine action d'un objet non identifié. Cependant, je connais seulement deux cas pour lesquels j'ai fait une recherche personnelle approfondie dans lesquels je me sens obligé de décrire les actes comme "hostile." Par le fait que le nombre de tels cas est minuscule comparé au nombre de rapports d'OVNI corrects desquels j'ai la connaissance, je ne citerais pas "l'hostilité" comme étant une caractéristique générale des phénomènes OVNIS.

On peut accidentellement donner un coup de pied dans une fourmilière, tuant de nombreuses fourmis et détruisant l'entrée de la fourmilière, sans pour autant avoir aucune "hostilité" pour les fourmis. Marcher accidentellement dans une hélice en marche d'un avion est mortel, pourtant l'avion n'a au aucune "hostilité" envers la malheureuse victime. Dans les phénomènes d'OVNI, nous semblons nous confronter à une gamme très étendue et inexpliquée de phénomènes inhabituels et si parmi elles nous discernons des exemples occasionnels de risque il serait prématurés de préjuger d'une hostilité. Cependant, aussi longtemps que nous restons si cruellement ignorants de la nature globale du problème des OVNIS, il semble prudent de prendre tous les jugements d'hostilité comme des suppositions. Si les OVNIS sont d'origine extraterrestre, nous devrons en savoir bien plus que ce que nous en connaissons actuellement avant que des conclusions solides puissent être tirées quant aux risques et à l'hostilité. Pour cette seule raison, je crois qu'il est instamment important d'accélérer les études sérieuses des OVNIS.

Dans le reste de cette section, je citerai brièvement un certain nombre de types de cas qui comportent la question des risques:

1. Cas d'arrêt de moteurs:

Dans une période de deux heures aux environs de minuit, du 2 au 3 Novembre 1957, neuf véhicules différents ont tous montré des échecs d'allumage, et beaucoup ont souffert de l'arrêt des phares pendant que des objets décrits comme ayant environ 100 à 200 pieds de long, incandescents avec un rougeoiement général ou une lueur bleuâtre, ont été vus sur des routes à proximité de la petite communauté de Levelland, Texas. (Réf. 10, 13, 14). Cette série d'incidents a fait les gros titres des nouvelles nationales jusqu'à ce qu'il soient officiellement expliqués en termes de foudre en boule et de bougies de voitures humides. Cependant, quand j'ai vérifié les données de la météo, j'ai constaté qu'il n'y avait aucun orage ou que ce soit à ou près de Levelland cette nuit, et qu'il n'y avait eu là aucune pluie capable de mouiller les bougies des voitures. Bien que je n'aie localisé aucun de ces conducteurs impliqués, j'ai interviewé le Shériff Weir Clem de Levelland et un journaliste de Levelland, qui ont tous les deux étudiés les incidents de cette nuit. Ils ont confirmé l'absence complète de l'activité de pluie ou de foudre. Les incidents ne peuvent pas être considérés comme expliqués.

Cette classe d'effet des OVNIS est nullement rare. En France dans la vague d'observation d'OVNIS de 1954, Michel (14) a décrit de nombreux cas de ce type comportant les échecs de l'allumage de motocyclettes, de voitures, etc... Des exemples semblables ont été produits dans mes contrôles sur des cas OVNIS australiens. Il y a probablement quelque chose de l'ordre de cent cas dans le dossier (voir le réf. 10 pour une liste de quelques douzaines). Dans seulement très peu de cas, on a rapporté quelque dommages permanents au système électrique du véhicule. Dans le cas de Levelland, par exemple, dès que l'objet lumineux a reculé d'un véhicule dérangé donné, ses lumières se sont rallumées automatiquement (dans les exemples où les commutateurs avaient été laissés en marche), et les moteurs étaient immédiatement re-démarrables. Ce dernier point en soi permet de qualifier l'explication "d'allumage humide" de peu raisonnable, naturellement.

La façon dont de tels effets peuvent être produits n'est pas claire. Une suggestion qui a été faite quant aux échecs à l'allumage des moteurs est que des champs magnétiques très puissants pourraient ainsi saturer le noyau de fer de l'enroulement au point qu'il conduirait l'enroulement de fil électrique à ne produire que très peu de courant. Seulement quelques oersteds devraient être produits envers le bobinage pour accomplir ce genre d'effet, mais quand on refait les calculs, en tenant compte des effets de blindages de l'armature et des distances typiques, et en assument un champ magnétique contraire à celui nécessité dans le bobinage, les hautes valeurs requise à quelques pieds de l'extrémité du dipôle formé avec l'OVNI, pour parler ici un peu vaguement, doivent atteindre des valeurs qui s'expriment en mégagauss. Curieusement, un certain nombre d'autres re-calculs des champs magnétiques finissent par arriver également à de telles valeurs; mais les technologies terrestres ne permettraient évidemment pas facilement de telles intensités. Aucune trace des persistances dans le temps de rémanences magnétiques de telles intensités qui pourrait être prévue dans l'hypothèse ci dessus n'existent pas, autant que je sache. Le mécanisme réel peut être tout à fait différent ce celui mentionné ici.

Comment des lumières sont éteintes est même encore moins clair, bien que, dans quelques véhicules, les relais dans les circuits d'éclairage pourraient être fermés par un magnétisme. Les lumières posent plus de mystère que l'allumage. De tels cas ne constituent pas des questions très inquiétantes de risque ou d'hostilité. On pourrait arguer du fait que des accidents de route pourraient être provoqués par des échecs de moteurs et d'éclairage; cependant, des dangers plus sérieux d'accident de la route sont implicites dans d'autres cas d'OVNI où aucune perturbation électrique n'a été causée. Beaucoup d'automobilistes ont rapporté avoir quasiment perdu le contrôle de leur véhicule quand des OVNIS ont volée bas au-dessus d'eux; ce risque est nettement plus évident que le risque du phénomène de l'arrêt des voitures. En effet, le nombre d'exemples de ce que nous pourrions nommer les exemples de "voitures survolées par des OVNIS" qui ont impliqué des risques d'accident de la route est assez modérément dérangeant, pourtant je ne connais aucune reconnaissance officielle de cette facette du problème des OVNIS d'un manière ou d'une autre. Un incident que j'ai appris en Australie a causé une telle peur chez les passagers du véhicule "survolé" qu'ils ont sauté de la voiture avant qu'elle se soit arrêtée, et elle est entrée dans un fossé. Un cas similaire s'est produit il n'y a pas bien longtemps aux États-Unis. Pour des raisons de limitations de l'espace , je ne citerai pas d'autres cas de ce genre, bien qu'il ne soit pas difficile d'assembler une liste qui en comporterait peut-être quelque douzaines.

2. Exposition à des radiations légères:

Par "radiations", ici, je ne veux pas dire une exposition à la radioactivité ou à d'autres rayonnements nucléaires, mais des irritations de la peau comparables au coup de soleil, etc... J'ai interviewé un certain nombre de personnes qui ont éprouvé des rougeurs de la peau suite à l'exposition à des rayonnements (visibles) près d'OVNIS. René Gilham, de Merom, Indiana, a observé un OVNI planer au-dessus de sa maison dans la soirée du 6 Novembre 1957, et a souffert de légères brûlures de la peau, par exemple. J'ai trouvé en parlant avec lui que les symptômes ont disparu en quelques jours, sans répercussions. Les témoins dans un incident d'arrêt de voiture au barrage de Raven Loch, Md., dans la nuit du 26 Octobre 1958, qui étaient près d'un objet en forme de dirigeable brillamment lumineux, après être sorti de leur voiture arrêtée, ont expérimenté des rougeurs de la peau, pour lesquelles ils ont obtenu un traiement médical. Sans citer d'autres tels exemples, je dirais que ces cas ne suggérent aucun risque sérieux, mais qu'ils justifient une attention scientifique.

3. Blessures physiques plus sérieuses:

James Flynn, de Fort Myers, Floride, dans un cas qui a été plutôt bien vérifié par des investigateurs de l'APRO et du NICAP, a censément souffert de dommages peu communs et d'effets physiques quand il a cherché à vérifier ce qu'il avait pris pour un engin en cours de test de Cap Canaveral qui aurait eu des ennuis et est tombé dans les Everglades, le 15 Mars 1965. J'ai parlé avec Flynn et d'autres qui le connaissent et croient que son cas mérite beaucoup plus que l'attention officielle superficielle qu'il a reçu quand il l'a rapporté aux autorités compétentes. Il a été hospitalisé pendant environ une semaine, traité pour une hémorragie profonde d'un oeil (sans aucune preuve médicale d'un coup quelconque), et a souffert de la perte de tous les principaux réflexes automatiques des tendon pendant un certain nombre de jours, selon le rapport de son médecin, publié par l'APRO (réf. 45).

Un exemple de quelques dommages au delà de simples rougeurs de peau, associé au contact direct avec un objet non identifié atterri s'est censément produit à Hamilton, dans l'Ontario, le 29 Mars 1966. Charles Cozens, âgée alors de 13 ans, a indiqué aux forces de maintient de l'ordre et aux journalistes (et à moi-même dans une interview par téléphone avec lui et son père) qu'il avait vu deux objets lumineux blanchâtres plutôt petits, descendre dans un terrain ouvert à Hamilton ce soir là. Il s'est approché vers eux par curiosité, et déclare qu'il s'est finalement avancé jusqu'à être à côté d'eux, et a touché la surface de l'un d'eux pour voir quel sensation cela pouvait causer. Il n'était pas chaud, et semblé exceptionnellement lisse. Un des deux petits objets (8 pieds par 4 pieds dans la largeur, 3 ou 4 pieds de haut) objets en forme de brioche avaient une excroissance sur une extrémité que le garçon a supposé être une sorte d'antenne, et donc il l'a touchée, pour aussitôt enlever sa main rapidement car quelque chose comme une étincelle à jailli ver l'air depuis la projection. Il s'est mis à courir, pensant d'abord aller à une sous-station de police voisine. Mais, en regardant par-dessus son épaule après être arrivé au bord du champ et en ne voyant plus aucun objet, il a décidé que la police ne pourrait pas le croire et a couru chez lui. Ses parents, après avoir discuté de l'incident assez longuement avec le garçon effrayé, ont informé la police, et c'est ainsi que l'incident est arrivé aux oreilles du public. Deux autres personnes à Hamilton ont vu des objets apparemment semblables cette nuit, mais en l'air plutôt que sur le sol. Cozens a été traité pour une brûlure ou blessure sur sa main qui avait été en contact avec la projection au moment où l'étincelle avait été émise. Lors de l'interrogatoire du garçon et de son père, j'ai été laissé avec l'impression que, en dépit de la nature peu ordinaire du rapport, cela a été décrit avec honnêteé et le souci que lui soit donné une considération sérieuse. Il est clair que l'on aurait préféré un certain nombre de témoins adulte à un garçon isolé; pourtant je crois que le cas résistera à un examen minutieux.

Il y a quelques autres tels rapports de dommages modérés censément produits en contact physique direct avec des objets aériens ayant atterri pour lesquels je ne me sens pas encore satisfait du degré disponible d'authentification. Il serait très souhaitable de conduire des enquêtes bien plus complètes sur quelques cas étranges de ce type, pour vérifier le poids des indications fournies. Le fait que seulement un nombre très petit de tels cas soient connus devrait être souligné.

4. Cas rares suggérant une hostilité ouverte:

Dans ma propre expérience d'enquêteur, je n'ai rencontré que deux cas de dommages subis qui pourraient être descriptibles comme causés par une hostilité manifeste, et pour lesquels les preuves actuelles plaide en faveur de l'authenticité. Il y a d'autres rapports dans les dossiers qui pourraient être interprétés en terme d'hostilité manifeste, mais je ne puis pas me porter garant pour ces cas en termes de mes propres investigations personnelles.

A Beallsville, dans l'Ohio, dans la soirée du 19 Mars 1968, un garçon a souffert de brûlures modérées de la peau dans un incident de nature embarrassante. Gregory Wells avait juste fait un pas hors de la maison de son grand-mère pour marcher quelques dizaines de yards au bas de la caravane de ses parents quand sa grand-mère et mère ont entendu ses cris perçants, ont couru dehors et l'ont trouvé roulant par terre, sa veste en train de brûler. Après avoir été traité dans un hôpital voisin, il a décrit à ses parents, aux adjoints du shérif, et à d'autres ce qu'il avait vu. Planant au-dessus de quelques arbres à travers la route de son quartier, il avait vu un objet ovale avec quelques lumières dessus. D'une zone centrale au dessous une annexe en forme de tube a émergé, tourné autour, et émis un flash qui a coïncidé avec l'embrasement de sa veste. Il avait juste tourné loin de l'objet et la brûlure était donc sur le dos du haut de son bras. Au cours de vérifications de ce cas, j'ai interviewé un certain nombre de personnes dans la région de Beallsville, dont une partie avait vu un long objet cylindrique se déplacer à basse altitude très proche de la propriété des Wells cette nuit. Il y a beaucoup plus de détail que l'on ne peut récapituler ici. Mes conversations avec les personnes qui connaissent le garçon, y compris son professeur, ne suggèrent aucune raison de rejeter le récit, en dépit de son contenu peu commun.

Après mes vérifications de l'incident de Beallsville, j'ai vérifié un autre rapport dans lequel des dommages par brûlures à caractère plus sérieux ont été subis dans un contexte plus fortement indicatif d'une hostilité manifeste. Je préfère ne pas donner de noms et ni citer de détails trop explicites, mais je remarque qu'il m'apparaît là, sur la base de mon information et de cinq entrevues avec les personnes impliquées, pour me permettre d'accpeter l'incident comme vrai. En partie en raison de sa nature inégalée, et aussi parce qu'une partie des preuves est toujours en conflit, j'omettrai les détails et énoncerai seulement que le cas, pris avec d'autres rapports dispersés de dommages lors de la rencontre avec des OVNIS, ne doivent inciter à aucune panique mais justifie une recherche bien plus complète que toutes celles qui ont été menées jusqu'ici.

5. OVNIS et autres effets électromagnétiques:

Il y a tant d'exemples dans lesquels le passage rapproché d'un objet volant non identifié a mené à la perturbation de radios et de téléviseurs que ce mode particulier d'effet électromagnétique des OVNIS semble incontestable. Cela ne demanderai rien de plus qu'un simple bruit électromagnétique de large spectre expliquer ces exemples, naturellement.

Il y a un nombre beaucoup plus petit d'exemples, dont j'ai vérifié certains, dans lesquels le courant électrique a manqué dans une seule maison en coïncidence avec le passage voisin d'OVNI. Une saturation magnétique du noyau d'un transformateur pourrait peut-être expliquer ce phénomène.

Ensuite il y a des exemples dispersés dans lesquels de larges systèmes de distribution d'énergie sont tombés en panne à peu près ou tout à fait au moment de l'observation de phénomènes aériens semblables, en parlant largement, à un ou un autre phénomène d'OVNI. J'ai personnellement vérifié plusieurs tels exemples et je suis assuré que la coïncidence de l'observation d'OVNI et de la panne de courant s'est au moins produite. S'il y a un lien de cause à effet ici, et dans quelle direction coure ce lien, cela reste tout à fait incertain. Même pendant la grand panne totale de courant du Nord-Est, le 9 Novembre 1965, il y avait eu de nombreuses observations d'OVNI, dont j'ai personnellement vérifié plusieurs. Je me suis enquis à la Commission Fédérale de l'Energie pour obtenir les données qui pourraient élucider la question de base, à savoir si ce sont des faits simplement fortuits, mais les données disponibles sont insatisfaisantes pour permettre toutes conclusions fermes. Dans d'autres régions du monde, il y a également eu des rapports des pannes de courant coïncidant avec des observations d'OVNI. Encore une fois les preuves sont tout à fait peu claires quant aux relations causales.

Il y a peut-être suffisamment de preuves nous dirigeant vers des champs magnétiques puissants en rapport avec au moins certains OVNIS que l'on pourrait présumer d'un mécanisme par lequel un OVNI pourrait par inadvertance déclencher une panne de courant. Peut-être qu'un OVNI, avec un champ magnétique fort l'accompagnant, pourrait passer à grande vitesse à travers les conducteurs d'une ligne de haute tension, induisant des montées subites de courants asymétriques d'intensité passagère et élevée, et de ce fait les disjoncteurs et autres protections pourraient déclencher la panne. Il y a quelques difficultés avec cette hypothèse, naturellement; mais elle pourrait peut-être avoir une certaine relation avec ce qui s'est parfois censément produit.

Je crois que les preuves sont suffisamment incertaines pour que l'on puisse simplement demander instamment que les scientifiques et les ingénieurs compétents et armés avec une information substantielle sur des phénomènes d'OVNI et avec des informations appropriées sur l'électrotechnique des système d'énergie, jette un coup d'oeil très étroit sur ce problème. Je ne suis pas au courant si quelque à étude proportionnée de ce problème potentiellement important a été menée. Il faut noter qu'un problème, un risque, pourrait exister dans ce contexte sans que quoi que ce soit ne fasse intervenir l'idée de l'hostilité.

MAUVAISES UTILISATIONS DE LA PHYSIQUE DE L'ATMOSPHERES DANS DE PRECEDENTES EXPLICATIONS D'OVNIS:

1. Commentaires:

Puisque la majeure partie des rapports d'OVNIS concernent des objets censément vus dans le ciel, il n'est pas vraiment étonnant pas que de nombreuses tentatives de les expliquer invoquent des principes de la physique atmosphérique. Au cours des vingt dernières années, plusieurs des explications officielles des observations d'OVNIS importantes ont été basées sur les a priori que les observateurs étaient incapables d'interpréter des phénomènes atmosphériques normaux. Le Dr. D.H. Menzel, ancien directeur de l'observatoire de Harvard, dans ses deux ouvrages sur les OVNIS (réf. 24, 25), s'est penché très fortement sur la physique atmosphérique et en particulier sur le système optique météorologique en essayant d'expliquer des rapports OVNIS. Plus récemment, M. Philip J. Klass, rédacteur senior du magazine d'avionique Aviation Weekly, a écrit un livre (réf. 39) prétendant prouver que la plupart des rapports d'OVNIS vraiment intéressants sont un résultat de plasmas atmosphériques peu communs semblables à la foudre en boule. Au cours des années, beaucoup d'autres ont fait des suggestions semblables disant que l'explication finale pour les OVNIS sera forcément quelque phénomène pas entièrement compris de la physique atmosphérique.

En tant que scientifique principalement concerné par le domaine de la physique atmosphérique, ces suggestions ont largement bénéficié de mon attention. Il est vrai qu'une fraction très petite de tous les rapports bruts impliquent des phénomènes atmosphériques mal identifiés. Il est également vrai que beaucoup des observateurs profanes interprètent très mal des phénomènes (particulièrement météoriques) astronomiques comme étant des OVNIS. Mais, à mon avis, comme il a été souligné ci-dessus et comme il le sera élaboré ci-dessous, nous ne pouvons pas expliquer les OVNIS par des causes météorologiques ou astronomiques. Pour rendre ce point légèrement plus clair, je vais dans la suite faire des remarques sur certaines tentatives du passé de baser des explications d'OVNIS sur le système optique météorologique, l'électricité atmosphérique, et les anomalies de propagation des ondes radar.

2. Explications Météorologiques Optiques:

Les mirages, les sundogs, les undersuns, et les diverses réfractions et phénomènes de réfraction qui sont associés aux cristaux de glace, inversions, couches de brume, et des nuages ont été invoquées de temps en temps afin d'essayer d'expliquer des observations d'OVNIS. De par mon étude de l'histoire passée du problème des OVNIS et d'un examen des "réévaluations" récentes des explications officielles des OVNIS, j'ai la forte conviction que beaucoup de changements d'explications pour les cas classiques d'OVNIS qui ont été effectuées dans les dossiers officiels ces dernières années reflètent une réponse aux écrits de Menzel (particulièrement la réf. 25). J'ai ailleurs (réf. 2) discuté un certain nombre d'exemples spécifiques de ce que je considère comme des applications peu raisonnables du système optique météorologique dans des écrits de Menzel. Quelques points saillants seront récapitulés ici.

Une des principales difficultés dans les explications par des mirages faites par Menzel est qu'il ignore complètement les restrictions quantitatives vraiment rigoureuses sur les altitudes angulaires de la ligne de vue de l'observateur dans ses effets de mirage. Les phénomènes de mirage sont tout à fait courants dans le désert de l'Arizona, mais l'observation et la théorie optique sont en parfaite bonne entente quand il s'agit de prouver que les effets de mirage sont confinés é des angles de visions qui ne s'écartent pas de l'horizontal de beaucoup plus que quelques dixièmes de minutes d'arc. Dans certaines conditions de température extrêmement rares dans l'atmosphère (régions de latitudes élevées, par exemple), on peut obtenir des mirages à des angles d'altitude plus important qu'un degré, mais ces situations sont extrêmement rares, cela doit être soulignées. Dans les explications de Menzel et dans un certain nombre d'explications officielles, cependant, des mirages sont invoqués pour expliquer des OVNIS alors que l'angle de vision de l'observateur peut s'écarter de l'horizontal d'au moins cinq à dix degrés ou même plus. Je souligne que c'est entièrement déraisonnable. Si c'étaient vraiment le cas que tous les OVNIS auraient été rapportés essentiellement à l'horizon de l'observateur, alors on devrait être extrêmement incliné à soupçonner que nous traitions de quelques anomalies peu communes de réfraction. Cependant, comme il a été montré dans de nombreux cas cités ci-dessus et comme il est connu depuis longtemps des investigateurs sérieux des phénomènes OVNIS, aucune corrélation n'existe. Une partie des OVNIS les plus intéressants ont été en vue à une distance très faible directement au-dessus de l'observateur, éliminant de façon tout à fait évidente des explications en terme de mirages. L'observation de 1947 par Arnold près du Mont Rainier est expliqué officiellement et par Menzel comme ayant été un mirage, pourtant de par les objets qu'il a vu (9 disques volants) et l'altitude angulaire qui a variée, alors qu'ils se sont déplacés à travers son champ de vision dans une portée azimutale d'environ 90 degrés, et qu'il les a vu pendant la période où il faisait monter son propre avion dans un gain d'altitude qu'il estime avoir été de l'ordre de 500 à 1000 pieds. Quiconque est familiarisé avec le système optique des mirages trouverait tout à fait déraisonnable de prétendre qu'une telle observation a été expliquée d'une manière satisfaisante comme ayant été un mirage. De même, comme il a été noté ci-dessus, l'observation de 1948 par les pilotes des Eastern Airlines Chiles et Whitted, alors expliquée par Menzel comme "un mirage," implique des facteurs quantitatifs et d'observation qui ne sont même pas de loin propice aux mirages. Il existe quelques anomalies réfringentes extrêmement rares et encore mal expliquées dans l'atmosphère, du type de celles qui ont été discutées par Minnaert, mais les bonnes observations d'OVNIS sont tellement plus nombreuses que ces types d'anomalies rares qu'il est tout à fait inadmissible que l'on prétende expliquer les premiers par les seconds.

Les Sundogs, ou parhélies, sont un phénomène tout à fait correctement compris du système optique météorologique. Les réfractions des rayons du soleil sur des cristaux de glace tabulaires en chute horizontale produisent des taches lumineuses floues et de couleur brunâtres à environ 22 degrés à la gauche et à la droite du soleil quand les nuages appropriés de cristaux de glace sont présents. Des phénomènes plus rares, produits par la lune plutôt que par le soleil, se nomment des paraselenae. Les Sundogs sont relativement commun, mais il est probablement vrai que beaucoup de profanes ne soient pas vraiment conscients d'eux comme étant un phénomène optique précis. Pour cette raison, il pourrait sembler raisonnable de suggérer que quelques observateurs aient été trompés en pensant que des sundogs étaient des OVNIS. Cependant, n'importe qui ayant la plus légère connaissance du système optique météorologique parlant directement à un tel témoin, en seulement quelques instants d'interrogation, établirait ce dont il s'agissait. Au lieu de traiter de quoi que ce soit qui aurait un aspect d'un objet "net" bien délimité, on constaterait rapidement que l'observateur décrirait une tache de lumière très vague qu'il a vue vers la gauche vers la droite du soleil, probablement très près de l'horizon. Pour suggérer de façon péremptoire, comme Menzel l'a fait, que Waldo Harris dans l'observation du 02.10.1961 près de Salt Lake City a été dupé par un sundog revient à ignorer toutes les caractéristiques principales du rapport ou à ignorer tout ce qui est connu au sujet des sundogs.

Les Undersuns, ou soleils secondaires, peut être vu plutôt fréquemment en volant dans un avion à réaction à des altitudes élevées. C'est un phénomène de réflexion produit par des cristaux de glace flottant horizontalement, qui reflètent une image du soleil (ou bien la lune pendant la nuit) et peuvent donner des images solaires étonnamment précises dans un air immobile où les turbulences ne cause pas de déplacement appréciables des cristaux de glace. Ici encore, il est probablement vrai que beaucoup de profanes puissent être suffisamment ignorants de ce phénomène optique pour êtres dans la confusion quand ils en voient un. Mais, comme avec les sundogs, les conditions quantitatives rigoureuses sur l'emplacement de cet effet optique relativement au soleil permettraient à n'importe quel investigateur expérimenté de vérifier rapidement si un undersun a pu être l'explication dans une observation spécifique. L'effet implique une réflexion spéculaire des rayons du soleil, par quoi l'undersun est toujours vu à un angle d'altitude négatif dans lequel la ligne de vision de l'observateur de l'undersun comme d'autant plus bas juste au-dessous de l'horizon que le soleil se trouve momentanément au-dessus de l'horizon de ce même observateur. Clairement, plusieurs des cas d'OVNIS qui ont été cités dans les exemples donnés ci-dessus ne peuvent en aucune manière que ce soit répondre aux exigences angulaires pour un undersun. Dans ma propre expérience, j'ai seulement trouvé deux ou trois rapports par hasard, parmi les milliers que j'ai examinés, où j'ai été mené à suspecter que l'observateur a été dupé par un undersun.

Des "réflexions provenant des nuages" ont été mentionnées à plusieurs reprises dans les écrits de Menzel, mais jamais sans la moindre discussion quantitative ni la moindre précision de ce qu'il veut dire. Mais il laisse clairement l'impression que beaucoup d'observateurs ont été et continuent à être dupés par une certaine sorte de "réflexions de nuages." Hormis l'undersun décrit ci-dessus, je suis ignorant de toute existence d'un tel "phénomène de réflexion de nuage" qui pourrait produire quoi que ce soit ressemblant à un objet distinct dans le lointain. Les nuages de gouttelettes ou de cristaux de glace ne fournissent pas de source de réflexion spéculaire (excepté dans la cas de cristaux de glace flottant à l'horizontal mentionnés plus haut qui avec une source lumineuse, tel que le soleil ou la lune, dans la distance, provoquent l'undersun). Ce que Menzel avait pu avoir en tête quand il a parlé vaguement de telles réflexions de nuages (et il le fait en de nombreux points différents dans ses ouvrages), c'est quelque chose que je n'arrive pas à m'imaginer.

Des inversions sont invoquées par Menzel, et dans des évaluations officielles, pour expliquer certaines observations d'OVNIS. Les inversions produites par un refroidissement du rayonnement ou par un affaissement atmosphérique sont des phénomènes météorologiques relativement communs. Dans certains cas, des inversions tout à fait précises avec des écarts de température important dans des distances verticales plutôt petites sont connues pour se produire. C'est de telles couches d'inversion qui sont responsables de certains des mirages des déserts les plus saisissants du type apparitions vagues. Pour éprouver un mirage d'apparition vague, l'oeil de l'observateur doit être localisé dans ou près de la couche atmosphérique où la température augmente irrégulièrement avec la hauteur (la couche d'inversion), et la cible du mirage doit également se trouver dans ou près de la couche d'inversion. Les couches d'inversion sont essentiellement horizontales, et les valeurs réellement rencontrées des taux de faute d'inversion sont telles que des anomalies de réfraction sont confinées a des hauteurs très proches et à l'horizontale, comme il est expliqué ci-dessus dans les remarques sur les mirages. Tous ces points sont des principes bien compris du système optique météorologique. Cependant, Menzel a essayé d'expliquer des OVNIS tels que ceux que le Dr. Clyde Tombaugh a vu au-dessus de Las Cruces en Août 1949 en termes d'effets de réfraction ou de réflexion "d'inversion." Puisque j'ai discuté des aspects quantitatifs qui rendent déraisonnable cette controverse par ailleurs, je n'élaborerai pas ici sur ce point, excepté pour dire que si les inversions étaient capables de produire les perturbations optiques que Menzel a assumées, les astronomes auraient donné depuis longtemps abandonné toute tentative d'étudier les étoiles en les regardant à travers notre atmosphère.

D'autres anomalies optiques atmosphérique ont été apportées par Menzel au cours de ses discussions sur les OVNIS. Il a à plusieurs reprises proposé que des couches de brume ou de brouillard seraient cause d'agrandissement remarquables de l'apparence des étoiles et des planètes. Par l'agrandissement, il rend très clair qu'il veut dire que des agrandissements radiaux dans toutes les directions de sorte que l'oeil ne voit pas une strie verticale du type bien connue des astronomes comme le résultat des effets de réfraction sur un horizon proches, mais plutôt une image circulaire de taille angulaire très grande. Menzel décrit même des observations qu'il a faites lui-même, au-dessus des régions arctiques dans un avion de l'Armée de l'Air, dans lesquelles l'image de Sirius a été agrandie à une taille angulaire de plus de dix minutes d'arc (un tiers du diamètre lunaire). J'ai discuté de cette observation avec un certain nombre d'astronomes, et pas un seul ne peut croire un seul instant qu'un seul astronome aurait jamais expérimenté quoi que ce soit de la sorte. En fait, il cela exigerait une distribution axialement symétrique si particulière de l'indice de réfraction, qui miraculeusement aurait suivi l'avion tout au long de son vol dans l'atmosphère, qu'il semble tout à fait désespéré d'expliquer ce que Menzel a rapporté voir en termes d'effets de réfraction.

Les écrits du Dr. Menzel sur les OVNIS ont évidemment eu, dans certain quartier, un effet marqué sur les attitudes envers les OVNIS. Je considère cet effet comme délétère. Si j'estimais que nous traitions ici juste d'une légère divergence de vues sur un sujet scientifiques plutôt controversé et aux limites de la connaissance, je m'abstiendrai de faire des commentaires forts. Cependant, je souhaite dire pour mémoire, que je considère la majorité des explications météorologiques et optiques prétendues des OVNIS par Menzel comme simplement scientifiquement incorrectes. Je pourrais, mais je ne le ferais pas ici, continuer par une critique semblable des explications officielles qui ont utilisées ses arguments.

3. Electricité Atmosphérique:

Un phénomène dans le secteur de l'électricité atmosphérique auquel on a fait appel dès les premières années des investigations sur les phénomènes OVNIS est celui de la foudre en boule. Par exemple, une discussion assez large sur la foudre en boule a été préparée par le bureau de la météorologie nationale des États-Unis pour inclusion dans le rapport de 1949 du Projet Grudge (réf. 6). On y a conclu dans ce signal que la foudre de boule était la plus improbable explication pour l'un quelconque des cas qui ont été considérées dans ce rapport (environ 250). Périodiquement, dans les années suivantes, tel ou tel auteur a proposé cette même idée que les gens qui rapportent des OVNIS voient peut-être en fait de la foudre en boule. Personne n'avait jamais senti que cette idée méritait d'être poursuivie très loin, jusqu'à ce que P.J. Klass ait commencé à écrire là-dessus. Bien que ses idées aient suscité une certaine attention dans les magazines, il y a assez peu de bases scientifique à ses prétentions ce qui fait qu'elles sont tout à fait peu susceptibles d'avoir le même genre d'effet que les écrits précédents de Menzel avaient eue. Pour cette raison, je n'élaborerai pas ici sur mes objections fortes aux arguments de Klass. Je les ai rédigées de manière considérablement détaillée dans un entretien présenté en Mars passé à un colloque sur les OVNIS à Montréal tenu par l'Institut Canadien d'Aéronautique et d'Espace. Klass, à mon avis, a ignoré presque tout ce qui est connu au sujet de la foudre en boule et la plupart de ce qui est connu au sujet des plasmas et aussi l'essentiel de ce qui est connu au sujet des OVNIS quand il développe sa thèse curieuse. Elle ne peut pas être considéré comme une contribution scientifiquement significative à la solution du problème OCNI.

4. Propagations Anormales d'Ondes Radars:

Dans les vingt dernières années, il y a eu beaucoup d'exemples dans lesquels des objets non identifiés ont été dépistés sur le radar, bon nombre d'entre eux avec des observations visuelles concourantes. Quelques exemples ont été cités ci-dessus. Il est toujours nécessaire d'approcher un écho radar non identifié avec l'entière connaissance des nombreuses manières par lesquelles des faux échos peuvent être produits sur des ensembles de radar. La physique de la "canalisation" ou du "piégeage" est généralement tout à fait bien comprise. Comme avec des mirages, l'angle de l'altitude permise du rayon de radar peut seulement s'écarter du zéro par quelques dixième de minute d'arc pour des inversions et des gradients d'inversion thermiques ou d'inversion d'humidité. La canalisation avec des angles de faisceau de plus d'un degré exigerait donc des gradients d'inversions atmosphériques de la température ou de l'humidité dont on n'a jamais entendu parlé. La prudence doit être de mise en interprétant ce rapport, puisque les angles des faisceaux doivent être distingués des angles d'altitude de l'axe de faisceau. Pour cette dernière raison, une altitude de l'axe d'un faisceau de deux degrés par exemple implique toujours l'émission d'une certaine énergie de radar à des angles tellement bas que certains peuvent être emprisonnés, rapportant des "retour du sol" en dépit de l'altitude plus élevée de l'axe. Tous ces points sont bien décrits dans la vaste littérature de la physique de la propagation des ondes radar.

En plus du piégeage et des effets de retour su sol, de faux retours peuvent provenir d'insectes, d'oiseaux, et des anomalies atmosphériques de l'indice de réfringence qui produisent des échos de radar nommés des "anges." Ce sont des retours de faible intensité qu'aucun opérateur expérimenté ne serait susceptible de confondre avec l'écho puissant d'un avion ou de tout autre grand objet métallique.

En outre, d'autres effets particuliers de radar tels que l'interférence avec d'autres ensembles radars voisins, la diffusion vers l'avant de discontinuités troposphériques faibles (voir le travail de Atlas et d'autres), et les réflexions secondaires étranges des cibles au sol doivent être gardées à l'esprit.

Quand on analyse certains des cas de détection radar célèbres dans la littérature sur les OVNIS, aucune de ces anomalies de propagation ne semble appropriées comme explication de ces cas les plus intéressants. Plusieurs exemples déjà ont été discutés ci-dessus (affaires 32, 35, 36, 37, 38, 39).

SYNTHESE RECOMMENDATIONS ET REFERENCES:

En résumé, je souhaite souligner que ma propre étude du problème des OVNIS m'a convaincu que nous devons rapidement accroître notre attention scientifique sérieuse à ce mystère extraordinairement intriguant.

Je crois que la communauté scientifique a été sérieusement mal informée pendant vingt années sur l'importance potentielle des OVNIS. Je ne souhaite pas ici élaborer sur ma propre interprétation de l'histoire qui sous-tend cette longue période de fausses informations; je souhaite seulement inviter le Comité de la Science et de l'Astronautique à prendre toutes les mesures qui soient en son pouvoir afin de changer cette situation sans prendre davantage de retard.

Le colloque actuel est une excellente étape dans cette dernière direction. J'incite fortement votre Comité à faire en sorte que d'autres efforts dans la même direction soient faits dans un proche avenir. Je crois que des auditions étendues devant votre Comité, comme devant d'autres comités congressionnels ayant le souci de ce problème, sont nécessaires.

La possibilité que la terre pourrait être sous la surveillance d'une certaine civilisation avancée aux commandes d'une technologie loin au delà de la nôtre ne doit pas être négligée quand on évalue le problème des OVNIS. Je suis un de ceux qui se penchent fortement vers l'hypothèse extraterrestre. Je suis arrivé à ce point par un processus d'élimination d'autres hypothèses alternatives, pas par des arguments basés sur ce que j'appellerais "des preuve irréfutables." Je suis convaincu que les observations récurrentes par des citoyens dignes de confiance ici et à l'étranger au cours des vingt dernières années ne peuvent pas être balayées comme non-sens, mais plutôt qu'il est nécessaire de les considérer extrêmement sérieusement comme évidence qu'un certain phénomène existe, que nous ne comprenons simplement pas. Bien qu'il n'y ait aucune de base actuelle pour conclure que de l'hostilité et des risques se trouvent derrière la phénoménologie des OVNIS, nous ne pouvons pas être entièrement sûrs de cela. Pour toutes ces raisons, une attention scientifique et publique considérablement accrue au problème des OVNIS est un besoin urgent.

La proposition qu'une attention sérieuse soit donnée à l'hypothèse d'origine extraterrestre des OVNIS soulève de nombreuses questions intrigantes, dont seules quelques unes peuvent être discutées clairement. Une question très standard du scepticisme est "pourquoi n'y a-t-il aucun contact?" Ici, la meilleure réponse est simplement une remarque d'avertissement qu'on serait certainement dans l'erreur en attribuant des motifs et raisons humaines à n'importe quelle autre civilisation intelligente. Il est imaginable qu'une volonté d'éviter un contact prématuré soit une des caractéristiques de la surveillance d'une civilisation moins avancée; d'autres raisons imaginables peuvent être suggérés. Toutes sont cependant spéculatives, ce qui est une nécessité urgente est une recherche scientifique bien plus vigoureuse sur tout l'éventail des phénomènes OVNI, et le Comité de la Chambre de la Science et de l'Astronautique pourrait rendre un service très significatif en prenant des mesures dans ce sens.

REFERENCES:

·         1. NICAP Special Bulletin, May 1960: Admiral Hillenkoeter was a NICAP Advisory Board member at the time of making the quoted statement.

·         2. McDonald, J.E., 1967: Unidentified Flying Objects: Greatest Scientific Problem of our Times, published by UFO Research Institute, Suite 311, 508 Grant Street, Pittsburgh, Pennsylvania, 15219.

·         3. Keyhoe, D.E., 1950: Flying Saucers Are Real, Fawcett Publications New York, 175 pp.

·         4. Keyhoe, D.E., 1953: Flying Saucers From Outer Space, New York, Henry Holt G Co., 276 pp. Keyhoe, D.E., 1955: Flying Saucer Conspiracy, New York, Henry Holt & Co., 315 pp. Keyhoe,D.E., 196O: Flying Saucers Top Secret, New York, G. P. Putnam's Sons, 283 pp.

·         5. Ruppelt, E.J., 1956: The Report on Unidentified Flying Objects, Garden City, New York, Doubleday & Co., 243 pp. (Paperback edition, Ace Books, 319 pp.)

·         6. Project Grudge, 1949: Unidentified Flying Objects, Report No. 102 AC 49/15-100, Project XS-304, released August, 1949. I am indebted to Dr. Leon Davidson for making available to me his copy of this declassified report.

·         7. NICAP, 1968: USAF Projects Grudge and Bluebook Reports 1-12 (1951-1953), declassification date 9 September, 1960. Published by NICAP as a special report, 235 pp.

·         8. Bloecher, T., 1967: Report on the UFO Wave of 1947, available through NICAP.

·         9. Cruttwell, N.E.G., 1960: Flying Saucers Over Papua, A Report on Papuan Unidentified Flying Objects, 45 pp., reproduced for limited distribution; parts of this report have been reproduced in a number of issues of the APRO Bulletin.

·         10. Hall, R.H., 1964: The UFO Evidence, Washington, D. C. , NICAP, 184 pp.

·         11. Olsen, P.M., 1966: The Reference for Outstanding UFO Sighting Reports, Riderwood, Maryland, UFO Information Retrieval Center, Inc., P.0. Box 57.

·         12. Fuller, J.G., 1966: Incident at Exeter, New York, G.P. Putnam' Sons, 251 pp. (Berkeley Medallion paperback, 221 pp.)

·         13. Lorenzen, C.E., 1966: Flying Saucers, New York, Signet Books, 278 pp. Lorenzen, C.E., and L.J., 1967: Flying Saucer Occupants, New York, Signet Books, 215 pp. Lorenzen, C.E., and L.J., 1968: UFOs Over the Americas, New York, Signet Books, 254 pp.

·         14. Michel, A., 1958: Flying Saucer and the Straight Line Mystery, New York, Criterion Books, 285 pp. Michel, A., 1967: The Truth About Flying Saucers, New York Pyramid Books, 270 pp. (Paperback edition of an original 1966 book.)

·         15. Stanway, R.H., and A.R. Pace, 1968: Flying Saucers, Stoke-on Trent, England, Newchapel Observatory, 85 pp.

·         16. Vallee, J., 1965: Anatomy of a Phenomenon, Chicago, Henry Regnery Co., 210 pp. (Paperback edition, Ace Books, 255 pp.)

·         17. Vallee, J., and J. Vallee, 1966: Challenge to Science, Chicago, Henry Regnery Co., 268 pp. (Also in paperback)

·         18. Lore, G.I.R., Jr., and H.H. Denault, Jr., 1968: Mysteries of the Skies, Englewood Cliffs, New Jersey, Prentice-Hall Inc., 237 pp.

·         19. Fort, C., 1941: The Books of Charles Fort, New York, Henry Holt & Co., 1125 pp.

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06/03/2006
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