Trésors d'orfévrerie égyptienne


Bague portée par l'un des grands Ramessides. Bague dite "aux lotus" en cloisonné de lapis-lazuli et de turquoise, dont le plateau est formé de cinq pierres cylindriques parallèles.

Bague dite "aux chevaux" portée par le pharaon Ramsès II. (Or).

Ces somptueux bijoux articulés (boucles d'oreilles que portait le pharaon), dont la mode ne s'est répandue, pour les hommes, qu'au temps d'Akhenaton sous l'influence des royaumes asiatiques, sont des merveilles de minutie et de précision. Sous l'axe de fixation, prévu pour un lobe d'oreille percé, un oiseau déploie circulairement ses ailes. Au centre, une minuscule tête de verre bleu, pourvu d'un oeil noir, émerge de l'ouverture. Cinq chaînettes mobiles, rehaussées de chevrons d'émail supportent des uraeus miniatures. Diamètre : 5,2 cm : hauteur 10,9 cm (Musée du Caire).

Les parures des chéchonqides comptent parmi les chef-d'oeuvre de l'orfévrerie égyptienne. Ci-dessus, ce bracelet orné de l'oeil oudjat provient de Chéchonq Ier (945-924 av.J.-C.), et figurait dans la sépultire de son desendant Chéchonq II. Par sa haute stylisation, le travail ducloisonné, avec ses éléments de lapis-lazuli, atteint une force d'expression admirable. Diamètre : 6,5 cm (Musée du Caire).


Boîte à onguents de Toutankhamon en forme de cartouches. Les côtés de la boîte, avec leurs reliefs d'or au repoussé, montrent la divinité protectrice - le dieu d'éternité - surmontée du scarabée ailé Khépri. Les cartouches du roi sont couronnés par le disque solaire. (Musée du Caire).

Le cobra dilaté qui foudroie les ennemis du roi. Ce somptueux uraeus d'or, rehaussé de lapis-lazuli et de grenat, surmontait le front du pharaon Sésostris II du Moyen-Empire. Haut de 7,4 cm, et donc agrandi ici plus de trois fois, ce serpent, aec ses yeux de grenat, traduit l'idée du regard brûlant du dieu. (Musée du Caire).

Un collier-trésor de Psousennès 1er. Ce collier à sept rangs - d'un diamètre d'environ 35 cm - est fait de cinq mille petits disques d'or. Ces piécettes sont en réalité des récompenses honorifiques que distribue le roi à ses sujets méritants. Cette parure d'or ne pèse pas moins de 8 kg. Un large fermoir cloisonné, haut de 6,2 cm est frappé aux cartouche du souverain. Sous forme de contrepoids, dans le dos du souverain, des chaînette au nombre de dix se ramifient pour s'achever par une centaine de fleurettes en forme de grelots. (Musée du Caire).

Dague à lame d'or avec poignée décorée de granulés. Rehaussée de bandes de cloisonné formé de pierres précieuses et de verre coloré alternant avec des motifs en granulé, cette dague d'or reposait dans le cercueil de Toutankhamon. Le fourreau montre des taureaux et des ibex que poursuivent des lions, des guépards et des chiens. Ce poignard de chasse est une réussite technique. Longueur : 32 cm; fourreau :21 clm (Musée du Caire).

Avec ce bijou-talisman, l'orfèvre recourt à une élégante composition : l'oiseau solaire, les ailes largement développées en cercle, le plumage multicolore rendu au moyen d'un méticuleux cloisonné de lapis-lazuli, de cornaline et de verre bleu, se construit sur un dessin rigoureusement symétrique. Seule la tête d'or qui regarde vers la gauche fait exception. Hauteur 12;,

Extrait du livre "L'or des pharaons" par Henri Stierlin aux éditions Terrail - 1993.[/size]



17/02/2008
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