La découverte de l'Amérique par les Hébreux, traces de Judaïsme parmi les Amérindiens - Commission ethnologie et antrhopologie du Livre de Mormon

Commission ethnologie et anthropologie – du Livre de Mormon

 

Synthèse du travail portant sur le sujet : La découverte de l’Amérique par les hébreux, traces de Judaïsme parmi les amérindiens.

 

 

Notre commission s’est attachée à explorer quelques pistes « pré-Mormone » avant la découverte du  Livre de Mormon. Ces pistes révèlent des traces tangibles d’éléments Juifs parmi les Amérindiens du Nord et du Sud. Et le récit que rapporte Menasseh ben Israël, théologien et philosophe Juif, dans son livre « Epérance d’Israël »  rédigé dans la première moitié du XVIIe siècle est des plus fascinants et mystérieux. Il mets en évidence l’existence d’Hébreux en Amérique du Sud avant l’arrivée des Espagnols, il s’agissait de la tribu de Ruben. Ce livre fit l’objet d’un important mouvement messianique en Europe parmi la communauté Juive, convaincu qu’il existait par delà l’océan Atlantique, quelque part, un Royaume hébreu indépendant et oublié du vieux monde, installé là depuis l’Antiquité. L’édition princeps de ce livre précieux est paru à Amsterdam en 1650 et fut édité par son fils, Samuel ben Israël Soeiro.

 

L’auteur de ce livre étonnant était un docte Rabbin, et a enseigné Baruch Spinoza alors jeune homme. La notoriété de Menasseh ben Israël était immense, aussi grande que celle de son élève Spinoza, et des hommes politiques, des princes, des savants, écrivaient à cet homme pour obtenir des conseils ou des points précis de connaissance. Il fut l’ami du peintre Rembrandt, ce dernier fit le portrait du savant.

 

Nous avons choisi de vous présenter un extrait de l’œuvre méconnue de Menasseh ben Israël, dans la traduction de Gérard Nahon et Henri Méchoulan, éd. Vrin – 1979.

 

 

Menasseh ben Israël au lecteur

 

Sur l’origine des Américains ou des premières populations du Nouveau Monde, des auteurs aussi nombreux que divers ont émis des opinions les plus variées. Or, c’est un article de foi que tous les hommes et toutes les femmes qui existèrent et existent depuis la création du monde tirent leur origine et procèdent exclusivement de nos deux premiers ancêtres Adam et Eve. Par conséquent, après le déluge, ils descendent de Noé et de ses fils. Tous les auteurs admettant que le Nouveau Monde est totalement séparé de l’Ancien, il est donc nécessaire que les Indiens y soient venus de l’un des trois autres continents : Europe, Asie ou Afrique.

 

Ces auteurs se demandèrent alors qui étaient ces Indiens et d’où ils venaient. Comme on ne peut acquérir de connaissances ou de lumières sur cette question qu’en s’appuyant sur certains textes de l’histoire ancienne et sur des suppositions touchant à la langue et aux us et coutumes – pratiques qui se trouvent être fort différentes chez plusieurs nations de l’Amérique – ces modes d’approche conduisent difficilement à un résultat positif. Et même les auteurs zélés qui étudièrent directement les réalités de ce monde-là ne purent se mettre d’accord sur l’origine des Indiens. Les uns avancèrent qu’ils descendaient des Carthaginois, les autres des Phéniciens ou des Cananéens, d’autre des habitants de l’Inde ou des Chinois, d’autres des Norvégiens, d’autres des Tartares et même d’autres des Dix Tribus. Et tous de conforter leur opinion  non point en s’appuyant sur quelque démonstration mais en faisant appel à des conjectures aussi légères que fragiles, sources de nombreuses difficultés comme on s’en apercevra dans la suite de ce court traité.

 

C’est pourquoi ayant moi-même examiné avec le plus grand soin tout ce qui a été écrit jusqu’à ce jour sur ces matières et ne trouvant point d’explication plus vraisemblable ni plus conforme à la raison que celle de notre Montezinos, je la tiens pour la plus probable. D’après elle, les premiers habitants de l’Amérique furent une partie des Dix Tribus. Des Tartares les suivirent qui leur firent la guerre (explication à laquelle je tiens). C’est alors que Dieu les autorisa à se cacher à nouveau derrière les cordillères.

 

Je rappelle aussi que les Dix Tribus ayant été chassées de leurs terres à plusieurs reprises, elles sont dispersées à travers divers pays à savoir l’Amérique, la Tartarie, la Chine, la Médie, les rives du fleuve Sabbatique (Il s’agit du Sambatyon, fleuve mythique au-delà duquel sont cachées les Dix Tribus perdues d’Israël) et l’Ethiopie. Je démontre que les Dix Tribus ne revinrent pas dans leur  patrie à l’époque du Second Temple et qu’elles conservent la loi de Moïse et nos rites sacrés. Je signale enfin que le retour de Juda et de Benjamin ne saurait manquer, sous la conduite du Messie, fils de David. Diverses considérations laissent à croire que ce siècle heureux est déjà proche et à ce propos je rappelle de nombreux récits dignes de mémoire. Au cours de ma narration, j’attache une attention toute particulière à diverses prophéties que j’évoque brièvement et opportunément.


Je laisse à l’appréciation des hommes pieux et savants auxquels je dédie mes travaux le soin de juger de la qualité de ce récit et d’estimer la reconnaissance que je suis en droit d’attendre de la part des miens.  J’ai présentement en main  l’histoire de nos péripéties, aussi diverses que prodigieuses, depuis l’année ou l’illustre historien Josèphe arrêta son étude. Je supplie tous les sages de ma nation dispersés à travers toutes les contrées du monde (espérant que ce traité leur parviendra rapidement) de bien vouloir me faire connaître sans tarder des événements dignes de passer à la postérité dont ils posséderaient un récit véridique et étayé par des preuves. En effet, bien que j’aie réuni des documents aussi nombreux que variés, extraits de livres écrits en hébreu, arabe, grec, latin et aussi en d’autres langues, et comme je n’ai pas fait le voyage de Platon, j’ai le plus grand besoin de certaines de ces relations pour pouvoir être exhaustif. Je dédie toute mon entreprise à ma nation et à la gloire de Dieu dont le règne est éternel et la parole infaillible, béni soit-Il.

 

Menasseh ben Israël par Rembrandt

 

Commentaire de la Commission sur l’introduction de Menasseh ben Israël :

 

L’auteur fait sienne l’hypothèse selon laquelle une partie des 10 tribus est parti en Amérique,

et qui fut suivi par les Tartares qui leur firent la guerre. Le Livre de Mormon qui sera découvert que le 22 septembre 1827 par Joseph Smith sur la colline de Cumorah, nous parle des 10 tribus perdues, mais aussi insiste sur le fait que les habitants de l’Amérique observaient la Loi de Moïse, et ce en de nombreux passages, par exemple ici dans le Livre de Jarom chapitre 1 verset 11 :

 

11  C'est pourquoi, les prophètes, et les prêtres, et les instructeurs travaillaient diligemment, exhortant, en toute longanimité, le peuple à la diligence; enseignant la loi de Moïse et le but dans lequel elle était donnée, le persuadant d'attendre le Messie et de croire en lui, qui était à venir, comme s'il était déjà. Et c'est de cette manière qu'ils l'instruisaient.

 

Si nous nous  plaçons dans une perspective rationnelle, il est possible de faire parfaitement correspondre ces versets à l’attente du retour du Serpent à Plume Quetzalcóatl, ou encore de Kon Tiki, le dieu blanc qui n’aurait été autre que Jésus le Christ. La loi de Moïse étant enseignée par les prêtres, et qui sera déformée peu à peu.

 

Les tartares de Menasseh peuvent être assimilés aux Lamanites, avec qui les Néphites seront sans cesse en guerre. Une autre partie du Livre de Mormon nous parlent des tribus qui furent dispersés : 1 Néphi 22 : 4

 

4  Et voici, il y en a beaucoup dont ceux qui sont à Jérusalem n'ont déjà plus aucune connaissance. Oui, la plus grande partie de toutes les tribus a été emmenée; et elles sont dispersées çà et là dans les îles de la mer; et où elles sont, nul d'entre nous ne le sait, si ce n'est que nous savons qu'elles ont été emmenées.

 

Nous savons bien sur que l’ADN des amérindiens prouveraient une origine asiatique et non hébraïque de ces peuples d’Amérique. Mais rappelons que cela ne veut rien dire, en effet, si les 10 tribus ont bien été dispersées en Asie, voir en Chine, et pays alentours, il est alors fort probable que ces personnes se soient assimilées aux peuples asiatiques, devenant de véritables asiatiques à part entière d’un point de vue ethnique, tout en restant bien sur extrêmement prudent. Nous savons de nos jours qu’un enfant d’Israël moderne n’a pas un « ADN » particulier, mais est semblable au peuple de la nation où il est implanté, et par conséquent la notion de « race » juive est absurde de par cette diaspora. Un Juif de Cochin aura les traits de son pays, et son patrimoine génétique ! Nous pensons que nous sommes en face du même problème. Par ailleurs, l’hypothèse d’un seul peuple asiatique se heurte à l’énigme des langues et dialectes extrêmement variés des Amériques, et qui n’ont rien à voir avec les langues de l’Asie. En revanche, certains éléments se rapprochent de l’Hébreu. Le livre de Mormon nous indique bien que le peuple de Néphi s’appliquait à garder la Loi de Moïse, et que celle-ci était respectée. Le peuple que va rencontrer Aaron Lévi est-il un résidu de Néphi ? une survivance d’un des royaumes du Livre de Mormon, qui était rappelons le des royaumes Hébreux en Amérique. La tentation est grande d’y voir une preuve littéraire en cet ancien témoignage. Mais il faut rester toujours prudent, disons que les probabilités sont grandes. Nous savons aussi par le livre de Mormon que certains des peuples ne gardèrent pas la Loi de Moïse et évoluèrent donc vers le paganisme, un peu à l’image en Israël ancien lorsque le Royaume de Salomon se scinda en deux, royaume d’Israël au nord de caractère païen et le royaume de Yehuda au Sud, fidèle à Moïse et à sa Loi révélée par Dieu. Est-il possible de dire qu’en Amérique, le paganisme pris le dessus, et que seul une minorité garda la Loi de Moïse ? Nous sommes à mille lieux des théories officielles, mais il faut poser ces questions, car des écrits anciens comme celui que nous reproduisons ici, nous interpelle et nous empêche de rester sur nos certitudes. Ils viennent éclairer le Livre de Mormon et le passé de l’Amérique.

 

Selon le Rabin Hakohen, les découvreurs de l’Amérique avaient remarqués que les Indiens des Amériques parlaient la langue d’Ismaël ! Christophe Colomb essaya de parler Hébreu et Arabe aux Indiens avec qui il entra en contact, mais ici, sans succès semble-t-il. Tout cela avait fait grand bruit à l’époque. Et nous verrons que le débat a été un peu trop vite clos.

 

 

 

RELATION D’AARON LEVI

 

connu également sous le nom d’Antonio Montezinos

 

Le 18 Eloul ,de l’an 5404, 1644 de l’ère vulgaire, arriva en cette ville d’Amsterdam Aaron Lévi, autrefois connu sous le nom d’Antonio Montezinos, et il fit devant diverses personnes de la nation portugaise le récit qui va suivre.

 

Voici deux ans et demi, alors qu’il quittait le port de la Honda dans les Indes occidentales pour se rendre dans la région de Papian ou Province de Quito, il loua quelques mules à un Indien métis nommé Francisco de Castillo. Parmi les Indiens qui accompagnaient celui-ci se trouvait un muletier, nommé également Francisco, que les autres Indiens appelaient cacique. Comme on passait la montagne désignée sous le nom de cordillère par un jour de pluie et de grand vent, ce muletier laissa choir plusieurs charges. Les Indiens que le travail de cette journée avait irrités maudirent leur sort, ajoutant que cela était peu de chose eu égard à leurs péchés. A la suite de cela l’Indien nommé Francisco, les encourageant , les exhorta à prendre patience en leur disant qu’ils auraient sous peu un jour de repos. Les Indiens lui répondirent qu’ils n’y avaient pas droit car ils avaient si mal traité les hommes les meilleurs et les plus saints qui fussent que toutes les peines et cruautés que les Espagnols leur avaient fait subir n’étaient qu’un juste châtiment.

 

Le jour arriva de faire halte dans cette montagne. La nuit suivant, Montezinos sortit d’un coffre de cuir des biscuits et des gâteaux et, en offrant à Francisco, lui dit : « Prends ceci malgré tout le mal que tu dis des Espagnols. » A quoi l’Indien répondit qu’il ne s’était pas plaint d’eux alors même qu’il était fondé à le faire car ils étaient cruels, tyranniques et absolument inhumains ; mais sous peu il serait largement vengé d’eux grâce à l’intervention d’un peuple caché.

 

Après cet incident, comme Montezinos arrivait à Carthagène des Indes, il fut arrêté par l’Inquisition et jeté en prison. Là alors qu’il s’en remettait à Dieu, il prononça ces paroles : « Béni soit le nom d’A. qui ne me fit ni idolâtre, ni barbare, ni noir, ni Indien », et en prononçant ce mot d’Indien, il se rétracta et dit « Ces Indiens sont des Hébreux ». Puis, faisant retour sur lui-même, il se reprit à nouveau se disant « Suis-je fou ou ai-je perdu l’esprit ? Comment ces Indiens pourraient-ils être des Hébreux ? » Il en fut exactement ainsi le jour suivant et le jour d’après alors qu’il faisait la même prière et remerciait Dieu de la même manière. Il se rendit compte qu’une telle pensée ne pouvait être due au hasard et comme il se remémorait ce qui s’était passé avec cet Indien, il fit serment de faire toute la lumière sur ce point s’il en avait la possibilité. Si Dieu le faisait sortir, il tenterait de retrouver cet Indien pour rechercher à la source la signification des paroles que ce dernier avait prononcées lors du voyage précédent. 

 

 

 

ARTICLE EN CONSTRUCTION

 

 

 

 



29/11/2006
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