Réfléxions sur la Marine et son histoire

REFLEXIONS SUR L’ORIGINE DE LA MARINE

 

Par

 

Pytheas et Adama

 

 

On peut penser que la première marine fut celle de pêche, car il s’agissait d’une nécessité vitale, afin de pouvoir nourrir des populations.

 

Scène de pèche à la fin du Néolithique

 

 

 Par la force des choses, elle devint marine d’exploration en s’éloignant des côtes, puis marine de guerre en se défendant ou encore en attaquant et en débarquant sur d’autres rives. Les échanges  s’établirent,  la marine marchande était née.

 

Kon Tiki

 

La marine de plaisance est la plus récente, réservée, à l’origine aux grands de ce monde. Tous les témoignages concordent pour montrer les dures rivalités entre les différentes marines, ce qui dégrada encore les conditions de vie des équipages.

 

 

 

Le développement de la marine de pêche fut considérable au XIXe siècle tant pour la pêche côtière –thoniers, sardiniers, harenguiers – que pour la grande pêche dont la pêche à la baleine fut une des plus florissantes.

 

A cette époque, le bâtiment destiné à la pêche de la baleine est généralement un grand trois-mâts de quatre à cinq cent tonneaux équipés, approvisionné avec soin, et disposé de manière à pouvoir braver les mers orageuses et les glaces des régions polaires. Il est monté d’une trentaine d’hommes qui remplissent à bord une foule de fonctions distinctes. Les marins se retrouvent semblables face à la mer et à ses périls. On peut donc évoquer l’âme universelle des marins et cette continuité à travers le temps et les continents. Cela a peut-être permis d’adoucir la dureté de la discipline en créant une fraternité humaine qui ne s’est jamais reniée ni même estompée.

 

Au XIXe siècle nous sommes à l’époque de Robinson Crusoë, d’Hermann Melville et de son célèbre roman Moby Dick, qui relate l’aventure d’un baleinier aux prises avec un cachalot géant. Son roman possède un style biblique, et le cachalot représente l’image des forces souterraines, sous-marines, le commandant Achab l’être qui est haineux, une haine qui va le conduire à la catastrophe finale, lui et ses marins. Le baleinier sera coulé par le monstre marin. Mais ici le monstre est peut être l’homme sur de lui et de sa force sur une Nature qu’en fait il ne maîtrise pas. En ces temps le roman Paul et Virginie enflammaient les imaginations, et il ne faut pas oublier la condition terrible de la vie sur un bateau, où l’apprentissage se faisait dès le plus jeune âge avant 14 ans, les travaux les plus durs n’étant pas épargnés aux enfants.

 

Tableau illustrant le roman Moby Dick

 

 

Si l’histoire de la marine nous a été présentée comme celle des hommes dominant les éléments, à la découverte d’espaces nouveaux, elle fut aussi, hélas, celle de la domination de l’homme sur l’homme.

 

Dans la marine existe une structure qui peut se comparer aisément à la structure initiatique de la Franc-Maçonnerie. En effet, nous trouvons trois degrés distincts dans la marine qui sont :

 

-         Mousse = Apprenti

-         Novice = Compagnon

-         Matelot = Maître

 

 

 

Pour prendre la mer, il faut avoir un équilibre mental très puissant, et le marin doit faire corps avec le navire, afin d’éviter les dangers de la Mer.  Il s’agit d’une maîtrise permanente de l’individu par rapport aux éléments naturels. Cette maîtrise permet au marin de pouvoir ressentir les éléments, d’anticiper l’action, et de permettre, par son expérience acquise, de mener à bien son navire. Mais quelquefois la Mer a raison de l’homme, et se montre plus forte par son imprévision, et la force de ses éléments. Il s’agit en fait d’avoir un équilibre entre d’une part la pensée et d’autre part cet élément liquide que l’on appelle Océan.

 

 

 

 



19/10/2006
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